6 décembre 2008, « Le tram OK, et CHB ? »
Le nouveau tram de Liège a été annoncé officiellement cette semaine par le ministre Antoine, dans le cadre du plan d’action anti-crise du gouvernement, avec une première ligne entre Herstal et Jemeppe qui devrait être opérationnelle dans 6 ans. Pour les routes, 600 millions d’euros seront injectés dans la rénovation des routes par la Sofico en 2009 et 2010. Quant à la liaison CHB il a été confirmé qu’elle est mise de côté jusqu’à la fin de la législature en cours.
Nous devons nous réjouir qu’une décision politique ait été prise au plus haut niveau, celui du gouvernement wallon, en faveur du « tram » plutôt que de CHB. Le bon sens et la sagesse semblent avoir prévalu. La crise a fait ressortir les vraies priorités, et a sifflé la fin de la récréation…
Il faut néanmoins que les opposants restent vigilants, car la législature wallonne actuelle prendra fin dans six mois, avec les élections du 7 juin 2009, et le ministre ne s’est pas engagé plus loin. Les études techniques de la liaison CHB sont réalisées, ainsi que l’étude d’incidences et l’enquête publique, et le PUM rendra bientôt ses conclusions. Et en juillet 2008 une mesure de plus a été prise par le gouvernement wallon (dans le décret DAR1) pour rendre possible la réalisation de la liaison CHB, cette fois en changeant les règles d’attribution du permis d’urbanisme, qui pourrait être accordé sans possibilité de recours pour les riverains devant le Conseil d’Etat. C’est une pièce de plus au montage qui n’en finit pas pour CHB, sans lequel on ne parlerait plus de ce projet depuis longtemps. C’est l’action du lobby liégeois pro-CHB, de plus en plus acculé, qui continue à tenter de récolter tous les soutiens qu’il peut encore trouver pour donner une légitimité à ce projet dépassé…
Le temps est cependant venu pour renoncer définitivement au projet CHB. La crise climatique et la crise économique sont venues s’ajouter aux arguments que nous faisons valoir depuis 30 ans contre ce projet. Pour que le projet soit définitivement classé, il faut d’abord que le prochain gouvernement renonce à le remettre à son programme. Il faut en outre que la zone de réservation soit supprimée et que la paix soit rendue aux riverains qui vivent depuis 30 ans avec la menace de ce projet. Nous continuerons à nous y employer.
